Théâtre du Grand Rond
23 rue des Potiers
31000 Toulouse
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 [ LA BIENNALE / Arts Vivants / International ]
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Journal n°50 - mai/août 2019

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Le Cadavre dans l’œil


© DR, Christophe-Péan
Compagnie : ACéTés
De : Hakim Bah
Mise en scène : Cédric Brossard
Avec : Comédien : Achille Gwem - Danseur : Zora Snake
Musicien(s) : Mic Lee
Scénographie : Patrick Janvier - Costumes : Lila Janvier - Création lumière : Etienne Morel

Représentation(s) :

Du 3 au 7 mars 2020 à 21h
Genre :
Durée : 1h20

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Le pont 8 novembre, temple des pendaisons publiques, symbole des années sombres de la Guinée sous le règne de Sékou Touré, va être détruit, remplacé par un échangeur. C’est un pan de l’histoire de la Guinée qui s’écroule. C’est sur ce pont que Dany a rencontré son père pour la première fois, se balançant au bout d’une corde… Dany est né au camp Boiro. Son père y était enfermé, puis sa mère, sans qu’on en connaisse la raison. Au moment de la destruction du pont, Dany se souvient.

Ce texte coup de poing nous plonge dans l’atrocité du camp Boiro qui a vu mourir 50 000 personnes entre 1966 et 1984, accusées de complots contre le régime alors en place en Guinée.

Dany assiste à la destruction du « pont des pendus » et se souvient. C’est une page de l’histoire de son pays qu’il nous fait traverser. « Nul n’a le droit d’effacer une page de l’histoire d’un peuple, car un peuple sans histoire est un monde sans âme », disait le professeur Joseph Ki-Zerbo.

Texte court, incisif, efficace, il est une belle image de l’écriture de Hakim Bah : morcelée, musicale, induisant un souffle particulier et une corporalité certaine. Pour porter cette parole, trois artistes sur le plateau : un comédien, un danseur et un beat-boxer. L’histoire se raconte dans un caractère d’urgence, de fabrique de l’instantané. Cette écriture nécessite la présence de corps en jeu, en scène, et de mouvements : torture, enfermement, « diète noire », pendaison publique, c’est ce que la danse et la musique nous racontent pendant que Dany se souvient de sa mère…

Le trio réunit par Cédric Brossard pour porter le magnifique texte de Hakim Bah est détonnant, étonnant, explosif. Quand Snake, le danseur, met son corps en mouvement pour « danser » la torture, on ne sait s’il faut être glacé·e de terreur ou ébahi·e par tant de virtuosité et de beauté.



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