Théâtre du Grand Rond
23 rue des Potiers
31000 Toulouse
Tél. : 05 61 62 14 85

Présentation de saison

Rendez-vous le lundi 16 septembre à 19h.
Réservations au 05 61 62 14 85.


 [ LA BIENNALE / Arts Vivants / International ]
24 SEPTEMBRE AU 12 OCTOBRE 2019 ! Après la conférence de presse de mardi 28 mai,
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Journal n°50 - mai/août 2019

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Hiroshima mon amour


© Marie Hyvernaud, Jean de Pena
Compagnie : Danse des signes,
De : Marguerite Duras
Mise en scène : Lucie Lataste
Avec : Vivien Fontvieille, Émilie Rigaud - Voix off : Alexandre Bernhardt, Lucie Lataste
Adaptation LSF : Ariane Cousin - Scénographie : Laurent Padiou

Représentation(s) :

Les 19 et 20 mars à 21h
Genre : Vous allez aimer Duras si ce n'est déjà fait !
Durée : 1h05

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Dans le cadre des 10 ans de l'Ecluse

Quatorze ans après l’explosion atomique d’Hiroshima, une actrice vient y jouer dans un film sur la paix. Le dernier jour de tournage, elle rencontre un Japonais qui devient son amant. Les quelques heures de leur intense passion font ressurgir son passé : sa jeunesse à Nevers et sa relation amoureuse avec un officier allemand, qui fut abattu sous ses yeux à la Libération ; elle avait à peine vingt ans lorsqu’elle fut tondue et enfermée chez elle, avant d’être envoyée en exil à Paris

Le remarquable (et remarqué) spectacle de Lucie Lataste revient pour les 10 ans de l’Ecluse. Cette adaptation mêlant Langue des Signes, danse, français parlé et une véritable chorégraphie de signes comblera les amateurs·trices de Duras comme les plus rétifs à son œuvre (et l’auteur de ces lignes en fait partie !).

« La LSF n’est pas que dactylologique – alphabétique –, elle est surtout iconique et donc, éminemment théâtrale, mettant en jeu le mime ainsi que les expressions du visage en une représentation du mot souvent métonymique et extrêmement évocatrice. Elle offre tout de suite un point de vue, un discours, et un support poétique. Nécessairement habitée par celui qui s’en empare – comme la voix des entendants colore les mots, sauf que là, il s’agit de tout le corps –, elle offre ici un puissant et subtil champ d’expression à la langue ciselée de Duras. Enchevêtrée avec les mouvements dansés, qui amplifient le signe et le transforment en vivante calligraphie, la langue pénètre les chairs et en jaillit avec une fluidité qui crée des images incroyablement expressives et émouvantes. L’explosion, les paysages dévastés, la vie, qui doucement, par les insectes d’abord, revient ; et la douleur, le désespoir : tout cela est dit/dansé avec intensité, et entre d’autant plus en résonnance avec la bouleversante sensualité des amants et de leurs étreintes, que cela émane de leur corps même. » Agathe Raybaud, Le Clou dans la Planche,2015



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